L'illustre docteur, surnommé à juste titre l'Ange
de l'École, naquit à Rocca-Secca, près
de Naples, de la famille princière des Comtes d'Aquin.
A seize ans, renonçant aux plus brillantes espérances,
il revêtit l'habit des Frères Prêcheurs malgré
l'opposition de sa famille. Après sa profession il fut
envoyé à Cologne où il devint le disciple
du Bienheureux Albert le Grand. Le disciple devenu maître
parut à son tour avec le plus grand éclat dans
les chaires de l'Université de Paris. Sa vie se passa
à parler et à écrire des choses divines.
A quarante ans, il composa sa Somme Théologique, dont
chaque article est un miracle, selon le mot du pape Jean XXII.
C'est à sa plume aussi que l'Église est redevable
de l'admirable office du Très Saint-Sacrement. Aussi
humble que savant, Thomas refusa constamment toutes les dignités
ecclésiastiques.
C'est, dans l'oraison qu'il puisait ses lumières les plus
vives.
Prosterné au pied de l'autel ou quelquefois appuyé
le front au tabernacle, il s'adressait à Dieu avec instance
pour trouver la solution des problèmes de doctrine.
C'est dans une de ces circonstances qu'il entendit une voix du
ciel qui lui disait : " Tu as bien écrit de moi, Thomas,
que veux-tu pour récompense ? " - " Vous seul,
Seigneur ", répondit-il.
Après avoir édifié ses frères par
ses vertus, défendu et éclairé la sainte
Église par sa parole et ses immortels écrits, Thomas,
bien qu'épuisé par la maladie, se rendait, sur l'ordre
du pape, au Concile oecuménique de Lyon, quand il mourut
à l'Abbaye de Fossa-Nova, le 7 mars 1274 à l'âge
de 47 ans, en commentant devant les moines le Cantique des Cantiques.
Il fut canonisé par Jean XXII en 1323 et proclamé
par Léon XIII patron officiel des écoles catholiques.
Saint Thomas d'Aquin est dans l'Église le Maître,
le Docteur par excellence. Les Papes ont exalté et imposé
sa doctrine, qui est devenue la doctrine de l'Eglise. Quiconque
est avec lui est sûr dans la foi, quiconque s'éloigne
de sa pensée, devient suspect.
- Lettre d’exhortation au frère Jean sur la façon d’étudier. in Sedes Sapientiæ n° 39 (hiver 1992), pp. 1-2.
- Extrait du Commentaire des Seconds Analytiques sur les principes de la connaissance. in Sedes Sapientiæ n° 94 (décembre 2005), pp. 76-82.
Articles sur la vie et la doctrine en générale de saint Thomas d'Aquin :
- Saint Vincent FERRIER : Panégyrique de saint Thomas d’Aquin,
in Sedes Sapientiæ n° 41 (été 1992), pp.15-32.
- Odile DELENDA : Un exemple d’art apologétique : la Tentation de saint Thomas par Velázquez,
in Sedes Sapientiæ n° 42 (automne 1992), pp.3-8. (en voie d’épuisement)
- Père Raymond-Marie PUIBARAUD : Recension de Marie-Dominique PHILIPPE : Saint Thomas docteur, témoin de Jésus,
in Sedes Sapientiæ n° 41 (été 1992), pp.45-47.
- Abbé Christian LOTTE : Recension de James Athanasius WEISHEIPL : Frère Thomas d’Aquin, sa vie, sa pensée, ses œuvres,
in Sedes Sapientiæ n° 44 (printemps 1993), pp.43-45.
- Père Thomas-Marie de BAZELAIRE : Recension de Jean-Pierre TORELL : Initiation à saint Thomas d’Aquin, sa personne et son œuvre,
in Sedes Sapientiæ n° 47 (printemps 1994), pp.69-72.
Présentation et recensions d' œuvres de saint Thomas d'Aquin :
- Père Dominique-Marie de SAINT-LAUMER : Recension de saint Thomas d'AQUIN : Questions disputées sur le mal,
in Sedes Sapientiæ n° 44 (printemps 1993), pp.47-50.
- Nicolas WAREMBOURG : Recension de saint Thomas d'AQUIN : Petite Somme politique (anthologie de textes traduits et présentés par Denis Sureau), in Sedes Sapientiæ n° 64 (été 1998), pp. 71-79.
- Un moine de TRIORS : Recension d'Albert PATFOORT : La Somme de saint Thomas et la logique du dessein de Dieu,
in Sedes Sapientiæ n° 70 (hiver 1999), pp. 65-74.